mardi 17 février 2009

Une vie qui s'écoule...

Les yeux brûlent
Les fibres se tassent
Les rides pullulent
Le temps passe
Le vent souffle
Les pas s'effacent
L'heure tourne

Des souvenirs ressortent
Des images de toute sorte
Des moments de force
Et des restes de regret
Des crimes de candeur
Des rimes sans âme sœur
Des fenêtres et des portes
Changements de reflets

Voila que les détails surgissent
Que les occasions frémissent
Les soubresaut du passé
Investissent la pensée

Qu’est-ce qui aurait pu changer l'histoire ?
Sur la route des déboires
Les accidents sont des aubaines
Les joies sont des peines
Et inversement
Fort heureusement

Finalement tout roule
A l'arrivée tout se range
Dans la vision étrange
D'une vie qui s'écoule...

mardi 20 janvier 2009

Luxure


Elle exerce un pouvoir puissant et réducteur

Sur les minces espoirs des élans du cœur

Elle fait les doux yeux à une horde
Dressée au mieux dans la discorde

Sa splendeur physique
sert à assouvir
Une ardeur sadique pour les vains soupirs

Prêtresse absolue de la chair des hommes
Elle les délaisse tout nus à Gomorrhe et Sodome

dimanche 11 janvier 2009

Gaza

Les projectiles écrasent les pères et les enfants
Le brouillard de la mort voile les consciences
Lamentations assourdies des cœurs impotents
La terre promise agonise dans l'indifférence

Comment se fait-il en ce temps
Que les âmes ne savent plus entendre
Le rugissement de ces mamans
Suppliant le ciel de les prendre?

Comment se fait-il en ce temps
Que la raison n’arrive plus à suspendre
La séquence de l’acharnement
Sur des humains réduits en cendres?

Comment se fait-il en ce temps
Que le passé ne serve plus à rendre
La mémoire à des assaillants
Nageant dans de rouges méandres?

samedi 27 décembre 2008

VIVA 2009

Mais si mais si, elle est là bien au fond
Une joie enfouie connaissant tous les noms

Rien ne peut l'ôter, rien ne l'irrite
En cette fin d'année les cœurs l'invitent

L'espoir est propice, le rêve est zélé
Les souvenirs surgissent du bon coté

Elle lève la tête dans son voile doré
La joie des fêtes est instantanée

Ses paupières esquissent sur le temps passé
Le clin d'œil complice de l'éternité...

mardi 16 décembre 2008

Le moyen- âge...numérique

Elle l'attend depuis son coin de chaleur
Au détour d'une page elle l'attend
Elle l'attend devant son ordinateur
Au creux de ses nuits elle l'attend

Il n'a rien à faire de ses histoires
De loin il légifère sur ses déboires
Il lui envoie des mots si doux
Qu'elle laisserait tout pour le croire
Tous les soirs elle est prête à tout
Sur l'écran bleu il l'emmène partout

Et nulle part...

lundi 15 décembre 2008

La nature humaine adore le vide...

Le vide absolu se pavane dans l'inutile
Le globe accélère ses rotations puériles
Les hommes s'empiffrent à satiété
Seules les bedaines sont bien lestées...

Tandis que les cœurs crient famine
Qu'importe, l'apparence est sauvée
Qu'importe, le sourire est affiché
Et voguent les méandres intestines...

Celui qui n'avance pas 

Recule, n'est-ce pas ?
Mais s’il avance dans le grand vide
Sait-il comment il finira ?

vendredi 12 décembre 2008

L'instant

Dans le calme, au fin du fond
S'étire la respiration
La balance est naturelle
Les pensées sédimentent

Le soir s'achève sur une ritournelle
Porteuse de vagues turbulences
Les nuées d'ailes quittent les narines
Et embaument un espace sans fin

La peau se pose et se repose
Les cils se ferment sur mille rubis
Tout se range dans ce corps amphibie
Immergé dans diverses sphères

Si simple, éphémère et prospère
Ce bonheur qui germe de l'intérieur...

samedi 6 décembre 2008

L'homme de paille

Il se voit vivre, comme s'il n'était pas présent
Son visage défait les rêves, à travers le temps
Que faut-il faire? Peut-il dompter ces courants
Qui prolifèrent, et laissent son cœur impotent ?

Il fait comme il peut, ce qu'il est possible de faire
Il se force à clore les yeux, pour voir la lumière
Il croise l'indifférence, un peu plus chaque jour
En toute allégeance, il renvoie le bonjour

Il se lève de bonne heure, comme si la mer
N'avait jamais estompé ses châteaux de sable
Il affiche un regard rieur, sur des lèvres amères
Fripées par des épisodes mémorables

Il s'impose des lois sur mesure
Pourvu que les jours conservent un sens
Il se raconte des histoires où l'usure
Se transforme en effervescence

Il meurt, il meurt
A chaque seconde
Au bout des heures
Il se rend compte

Qu'il a vécu...

lundi 1 décembre 2008

Ce qui compte...ter ( auteur : GI )

Ce n'est pas la vue c'est la perception
Ce n'est pas le regard c'est l'expression
Ce n'est pas la
sérénité c'est la pérennité
Ce n'est pas la
célébrité c'est la valeur
Ce n'est pas le compliqué c'est le complexe
Ce n'est pas la
vérité c'est la relativité

samedi 29 novembre 2008

Ce qui compte...bis

Ce n'est pas une beauté copiée-collée
C'est la joie que la beauté procure


Ce n'est pas la jeunesse des années
C'est l'éternité des sentiments purs


Ce n'est pas l'intelligence innée
C'est le don de soi qu'elle assure


Ce n'est pas le succès d'une carrière
C'est la sérénité de l'expérience


Ce n'est pas l'allure éphémère
C'est le regard qui donne du sens


Ce n'est pas la parole articulée
C'est l'intention qui engage


Ce n'est pas le geste exécuté
C'est la conviction qui s'en dégage


Ce n'est pas moi qui me rend heureux
C'est l'autre qui le fait

Ce n'est pas l'autre qui nous rend heureux
C'est la vérité

Lettre à un inconnu...

Je t'aime toi qui me lis, je vois un peu de toi
Je sais bien que tu vis et respires comme moi

Tu assistes tous les soirs dans le calme de ton lit
Aux facéties de l'espoir qui invente ta vie

Dans ton for intérieur, un évènement précis
Ravive la moindre peur, exalte la moindre envie

Je t'aime toi qui me lis, je ressens dans les airs
L'effluve de tes soucis saisir mon atmosphère

Bouillonnements multiples d'une nature humaine
Qui coule indicible dans une même veine

Je t'aime toi qui me lis, je sais que tu partages
La lourdeur des non-dits, les drames en héritage

Nos heures sont des rengaines, des pages éparpillées
Saturant nos antennes, se partageant nos idées

Je t'aime toi qui me lis, vois-tu je reconnais
L'invisible infini, intime et partagé

Je sais quand tu souffres et quand tu souris
Quand le soir te couvre, dans le noir je prie

Je t'aime, devrais-je t'étonner, humain inconnu
Nous sommes tous des nouveaux-nés une fois mis à nu 

jeudi 20 novembre 2008

C'est bien ça la vie

Des milliards de têtes 
Tapissent la planète
Des mœurs en sursis
Des vagues de dépit
Des idées foisonnent
Et des rires raisonnent
Mais des pleurs aussi
C’est bien ça la vie

Les enfants heureux
Ébahissent les cœurs
De ces amoureux
En quête de bonheur
Mais on trouve parfois
Un bébé transi
Laissé dans le froid
C’est bien ça la vie

Les flashs s'accélèrent
Sur des écrans plats
Les gens les vénèrent
Devant un repas
Les affamés crèvent
Les déprimés rêvent
On peut mourir d'ennui
C’est bien ça la vie

Dans toute sorte d'âme
C’est tantôt une fête
Tantôt c'est le calme
Avant la tempête
Dans les grands moments
On se veut brillants
Pas dans les petits
C’est bien ça la vie

lundi 17 novembre 2008

La promesse

Pétrifié, il gémit
Au pied de la sentence
Il n'a plus de répit
Son élue est en partance

La porte s'entrouvre
Et laisse entrer les enfants
Le désespoir les couvre
De son voile oppressant

Il veut combler l'abysse
Demeurer auprès d'elle
Dans son oreille il glisse
Une promesse éternelle...

dimanche 16 novembre 2008

La voie étroite

Une cascade de jouvence
Dégringole sur les pavés
Dévalant une existence
Maintes fois accidentée

Des tournants et des tournis
Des torrents et des reflets
Tant d'espérances évanouies

Dans la boue des vanités

Mais la source jaillit encore
Rien ne saurait arrêter
Ni personne ne détériore
Le flot de la vérité...

samedi 15 novembre 2008

Fantômes

Leur crâne est un désert
Un cube orné de vide
Ni fermé ni ouvert
A une musique sordide

Leurs yeux sont hagards
Des sphères au teint livide
Perdues dans le noir
D'une lumière insipide

Leurs pieds sont en carton
Étoiles pétries de rides
Avançant à tâtons
Sur des parterres arides

Où sont passés les cœurs
De ces vies humanoïdes
Qui recherchent le bonheur
Dans un espace-temps morbide ?

lundi 10 novembre 2008

Tout est en ordre...

L'embuscade est déjouée
Les fantômes sont renvoyés
Le regret n'est que chimère
La conscience contient la terre


L'illusion n'affecte plus
La réalité n'enchaine plus 
La sensiblerie perd son éloquence
L'impassibilité habite le silence

Tout est en ordre, le temps est clair
Et tourne encore l'indicible prière...

jeudi 30 octobre 2008

Tout cela...

Celui qui pleure la guerre
Et celui qui guerroie
Celui qui désespère
Et celui qui a la foi

Celui qui donnerait tout
Et celui qui amasse les rancœurs
Celui qui aime comme un fou
Et celui qui est fou de grandeur

Celui qui torture jusqu'à l'écorce
Et celui qui éclate en sanglots
Celui qui ouvre grand son torse 
Et celui qui poignarde dans le dos

Celui qui oublie l'essentiel
Et celui qui se souvient de tout
Celui qui lance un regard au ciel
Et celui qui tombe d’un coup

Celui qui additionne les erreurs
Et celui qui implore la rédemption
Celui qui vit d'eau et de fraîcheur
Et celui qui se terre dans les pulsions

Celui qui regrette en connaissance
Et celui qui marmonne dans son cou
Celui qui pardonne les offenses
Et celui qui rend coup pour coup

Tous les hommes dans leurs errances
Tous les hommes et moi surtout
Sont capables en puissance
Sont capables de tout

Tout cela et plus encore...


mardi 28 octobre 2008

La loi de la gravité

Lassitude et paresse
Incertitude et promesse
Infinitude et détresse
Servitude et SOS

Ivresse et néant
Plaisir et naufrage
Des mots et du vent
Illusions des sages

Mourir en avançant
En toute inconscience
Dans un trou béant
Privé de connaissance


Energie renouvelable

Égaré dans une migraine
Plus rien ne ressemble à rien
Les veines se vident de leur peines
Vécues dans un espace vain

Combien de variations et de rengaines
Combien de tortueux chemins
Verront ces paupières qui se traînent
Dans un monde qui n’est pas bien

Jour après jour les croyances se démènent
Sombrant dans d'insondables ravins
L'âme affaiblie éprouve tant de peine
A redresser les malheurs du destin

"Persévère" insiste une voix souterraine
Une intuition lancinante répète au loin :
"Il est juste d'éprouver la nature humaine
Avant de la vêtir de l'
habit divin"


dimanche 26 octobre 2008

Ainsi soit-il

Ainsi certains soirs
Je serai ton miroir
Tu seras ma lumière
Le sel de ma terre

Ainsi certaines nuits
Je lirai tes tabous
Je poserai mes folies
Sur le rose de tes joues

Ainsi tous les jours
Tous les jours à l'envie
Tu seras ma chérie
Je serai ton amour

samedi 25 octobre 2008

Réconciliation

Lointaine et sereine
La douce mélodie
Emporte les peines
Les graines ont fleuri

La lumière tapisse
La vie régénère
Enlace les abysses
Fredonne dans les airs

La magie s'éveille
C'est une céleste aubaine
Une éclosion humaine
Sans nulle autre pareille

vendredi 24 octobre 2008

Vanity case

Convaincu que tes méninges
Invincibles te protègent
Tu articules sans y penser
Des mots que tu ne saurais
Ni aimer ni reconnaître
Des mots qui n'ont pas lieu d'être...

lundi 20 octobre 2008

Prisonnier du moi


Moi

Encore moi
Et toujours moi
J'en ai assez de ce moi
Qui me parle de moi

Mais comment faire taire
Ce moi qui déblatère
Et ramène sur une terre
Où il n'y a que moi ?

dimanche 19 octobre 2008

Politiquement correct...

Tu peux dire rends à César ce qui est à César
Pour marquer l'utilité de gérer ses priorités

Tu peux dire ne jettes pas la première pierre
Pour appeler à plus de tolérance et d'équité

Tu peux dire considères la poutre qui est dans ton œil
Pour inciter à la tempérance et à l'objectivité

Tu peux dire l'homme ne vit pas seulement de pain
Pour inviter au détachement et à la spiritualité

Tu peux dire les derniers seront les premiers
Pour valoriser le service des autres et l'humilité

Tu peux dire l'essentiel est invisible aux yeux
Pour parler d'amour et de vérité

Mais surtout ne t'avise pas de dire
"Je crois en celui qui a tout enseigné"...

Cocaine...

Tout lui sort par les narines
Sordide plongeur en apnée
Apnée d'une âme sous-marine
Plombée par la destinée

Tournant des journées anodines
Sur un manège désenchanté
Le sens de sa vie piétine
Le sens des réalités