samedi 25 avril 2009

Résurrection...

Guetter l'ivresse et l'opulence
Vouloir à tout prix s'exhiber
Saisir tous les plaisirs des sens
Mais enfin qu'y a-t-il après ?

L'âme se met en quête de l'essence
Les images ne font que passer
L'intuition émerge du silence
Dans la prière la voie est tracée

Vivre comme un oiseau sur la branche
Fleurir comme le lys dans le pré
Ressusciter tous les dimanches
S'émouvoir pour l'éternité...


lundi 13 avril 2009

Je ne saurais etre malheureux...

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier la joie des valeureux

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier l'amour de tes yeux

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier la beauté des cieux

Je ne saurais être malheureux
En tant qu'être humain
Je suis enfant de Dieu...

samedi 4 avril 2009

L'escargot

Un mollusque se traîne
Dans les profondeurs

Ses humides antennes
Dérangent les penseurs

Limitation souterraine
A la folie des grandeurs

Cet escargot ramène
Aux ténèbres intérieures

vendredi 3 avril 2009

Photo souvenir

Qu'est devenu ce petit garçon?

Ses bleus s'accrochent à l'avenir

Ses yeux scintillent et soupirent
Ses lèvres miment tant de questions
Que personne ne se pose...


Qu'est devenu ce petit garçon ?


Ses mains tâtonnent le destin

Son regard questionne le chemin
Son rire résonne dans une chanson
Que personne n'entend...



Qu'est devenu ce petit garçon ?

Sur le cliché en blanc et noir
Oublié dans un placard
Que personne ne voit...

lundi 30 mars 2009

Quiétude

Une présence ronronne en douceur
Les astres scintillent sur le rivage
La vague pose sa nonchalance
Un parfum apaise le malheur

Sur la toile du mystère sauveur
La foi emplit les dunes sauvages
Enlace la plaine des souvenances
Et fait germer la graine du cœur

Et voilà que cette lueur
Tissant des lunes sur un nuage
Survole la terre de l'existence
Et va plus loin que la douleur

dimanche 29 mars 2009

?!

Quel sens chercher et quel sens choisir ?
Le sens organique ou le sens de l'essence !

Quelle vie aimer et quelle vie
haïr ?
La vie pragmatique ou la vie en présence !

Quelle loi respecter et quelle loi abolir ?

La loi du tragique ou celle de l'espérance !

Quelle voix écouter et quelle voix bannir ?

La voix sarcastique ou celle de la renaissance !

Les vaisseaux de l'au-delà

Des embarcations artisanalesMouillent dans le port, le temps de la vie
Bâties avec ferveur viscérale
Des remords et des malfaçons aussi

Les mâts sont construits en bois de cèdre
Mais il arrive qu'ils soient pourris
Les voiles sont cousues du fil de l'être
Ou avec des toiles de mépris

Les marins sont choisis pour leur grand cœur
Ou à la hâte, parmi les pervertis
Les gouvernails, symboles de l'honneur,
Sont parfois détraqués par l'envie

Les proues forgées dans les mémoires
Par ciel radieux ou temps de pluie
Se révèlent telles des œuvres d'art
Ou les démons d'une sombre nuit

Quand arrive la fin de l'âge
Tout homme embarque depuis son lit
Pour un éternel voyage
Sur le vaisseau qu'il a construit...

mardi 24 mars 2009

Un doux réveil...

Les rêves virevoltent enivrés
Et se prélassent dans les sphères lisses
De l'oreiller arrimé aux oreilles
De l’enfant farfelu défiant les fées

Le sourire sous la soie dessaoule
La chair chaude réchauffe les choix
Les images s'engagent sans présage
Et coulent les couleurs qui roucoulent

Doucement semé par son sommeil
Satisfait il salue ses sirènes
Sa main habile démêle l'émoi
Il revit et ravi il se réveille...

dimanche 8 mars 2009

Laisser du temps au temps...

Quand je manquais de temps, je n'avais pas le temps de m'en rendre compte...
Maintenant que j'ai le temps, je me rend compte que je le gaspille...

samedi 7 mars 2009

Le cycle de la viande...

Manger procure une satisfaction animale
Le corps repu en redemande et puis s'endort
Alourdi il laisse sa force vitale
L'âme s'y enferme et se détériore
L'esprit perd son élan original
La faim s'amplifie encore et encore...

vendredi 6 mars 2009

Virus

Avoir une bonne santé
C'est mieux que d'être fiévreux
Mais si on a la grippe
Il vaut mieux la traiter...

Avoir une fièvre
C'est mieux que d'être cancéreux
Mais si on a le cancer
Il vaut mieux ne pas le traiter comme une grippe...

En somme, il est bon de rester lucide en toute circonstance
en se disant que cela pourrait être pire...

mardi 17 février 2009

Une vie qui s'écoule...

Les yeux brûlent
Les fibres se tassent
Les rides pullulent
Le temps passe
Le vent souffle
Les pas s'effacent
L'heure tourne

Des souvenirs ressortent
Des images de toute sorte
Des moments de force
Et des restes de regret
Des crimes de candeur
Des rimes sans âme sœur
Des fenêtres et des portes
Changements de reflets

Voila que les détails surgissent
Que les occasions frémissent
Les soubresaut du passé
Investissent la pensée

Qu’est-ce qui aurait pu changer l'histoire ?
Sur la route des déboires
Les accidents sont des aubaines
Les joies sont des peines
Et inversement
Fort heureusement

Finalement tout roule
A l'arrivée tout se range
Dans la vision étrange
D'une vie qui s'écoule...

mardi 20 janvier 2009

Luxure


Elle exerce un pouvoir puissant et réducteur

Sur les minces espoirs des élans du cœur

Elle fait les doux yeux à une horde
Dressée au mieux dans la discorde

Sa splendeur physique
sert à assouvir
Une ardeur sadique pour les vains soupirs

Prêtresse absolue de la chair des hommes
Elle les délaisse tout nus à Gomorrhe et Sodome

dimanche 11 janvier 2009

Gaza

Les projectiles écrasent les pères et les enfants
Le brouillard de la mort voile les consciences
Lamentations assourdies des cœurs impotents
La terre promise agonise dans l'indifférence

Comment se fait-il en ce temps
Que les âmes ne savent plus entendre
Le rugissement de ces mamans
Suppliant le ciel de les prendre?

Comment se fait-il en ce temps
Que la raison n’arrive plus à suspendre
La séquence de l’acharnement
Sur des humains réduits en cendres?

Comment se fait-il en ce temps
Que le passé ne serve plus à rendre
La mémoire à des assaillants
Nageant dans de rouges méandres?

samedi 27 décembre 2008

VIVA 2009

Mais si mais si, elle est là bien au fond
Une joie enfouie connaissant tous les noms

Rien ne peut l'ôter, rien ne l'irrite
En cette fin d'année les cœurs l'invitent

L'espoir est propice, le rêve est zélé
Les souvenirs surgissent du bon coté

Elle lève la tête dans son voile doré
La joie des fêtes est instantanée

Ses paupières esquissent sur le temps passé
Le clin d'œil complice de l'éternité...

mardi 16 décembre 2008

Le moyen- âge...numérique

Elle l'attend depuis son coin de chaleur
Au détour d'une page elle l'attend
Elle l'attend devant son ordinateur
Au creux de ses nuits elle l'attend

Il n'a rien à faire de ses histoires
De loin il légifère sur ses déboires
Il lui envoie des mots si doux
Qu'elle laisserait tout pour le croire
Tous les soirs elle est prête à tout
Sur l'écran bleu il l'emmène partout

Et nulle part...

lundi 15 décembre 2008

La nature humaine adore le vide...

Le vide absolu se pavane dans l'inutile
Le globe accélère ses rotations puériles
Les hommes s'empiffrent à satiété
Seules les bedaines sont bien lestées...

Tandis que les cœurs crient famine
Qu'importe, l'apparence est sauvée
Qu'importe, le sourire est affiché
Et voguent les méandres intestines...

Celui qui n'avance pas 

Recule, n'est-ce pas ?
Mais s’il avance dans le grand vide
Sait-il comment il finira ?

vendredi 12 décembre 2008

L'instant

Dans le calme, au fin du fond
S'étire la respiration
La balance est naturelle
Les pensées sédimentent

Le soir s'achève sur une ritournelle
Porteuse de vagues turbulences
Les nuées d'ailes quittent les narines
Et embaument un espace sans fin

La peau se pose et se repose
Les cils se ferment sur mille rubis
Tout se range dans ce corps amphibie
Immergé dans diverses sphères

Si simple, éphémère et prospère
Ce bonheur qui germe de l'intérieur...

samedi 6 décembre 2008

L'homme de paille

Il se voit vivre, comme s'il n'était pas présent
Son visage défait les rêves, à travers le temps
Que faut-il faire? Peut-il dompter ces courants
Qui prolifèrent, et laissent son cœur impotent ?

Il fait comme il peut, ce qu'il est possible de faire
Il se force à clore les yeux, pour voir la lumière
Il croise l'indifférence, un peu plus chaque jour
En toute allégeance, il renvoie le bonjour

Il se lève de bonne heure, comme si la mer
N'avait jamais estompé ses châteaux de sable
Il affiche un regard rieur, sur des lèvres amères
Fripées par des épisodes mémorables

Il s'impose des lois sur mesure
Pourvu que les jours conservent un sens
Il se raconte des histoires où l'usure
Se transforme en effervescence

Il meurt, il meurt
A chaque seconde
Au bout des heures
Il se rend compte

Qu'il a vécu...

lundi 1 décembre 2008

Ce qui compte...ter ( auteur : GI )

Ce n'est pas la vue c'est la perception
Ce n'est pas le regard c'est l'expression
Ce n'est pas la
sérénité c'est la pérennité
Ce n'est pas la
célébrité c'est la valeur
Ce n'est pas le compliqué c'est le complexe
Ce n'est pas la
vérité c'est la relativité

samedi 29 novembre 2008

Ce qui compte...bis

Ce n'est pas une beauté copiée-collée
C'est la joie que la beauté procure


Ce n'est pas la jeunesse des années
C'est l'éternité des sentiments purs


Ce n'est pas l'intelligence innée
C'est le don de soi qu'elle assure


Ce n'est pas le succès d'une carrière
C'est la sérénité de l'expérience


Ce n'est pas l'allure éphémère
C'est le regard qui donne du sens


Ce n'est pas la parole articulée
C'est l'intention qui engage


Ce n'est pas le geste exécuté
C'est la conviction qui s'en dégage


Ce n'est pas moi qui me rend heureux
C'est l'autre qui le fait

Ce n'est pas l'autre qui nous rend heureux
C'est la vérité

Lettre à un inconnu...

Je t'aime toi qui me lis, je vois un peu de toi
Je sais bien que tu vis et respires comme moi

Tu assistes tous les soirs dans le calme de ton lit
Aux facéties de l'espoir qui invente ta vie

Dans ton for intérieur, un évènement précis
Ravive la moindre peur, exalte la moindre envie

Je t'aime toi qui me lis, je ressens dans les airs
L'effluve de tes soucis saisir mon atmosphère

Bouillonnements multiples d'une nature humaine
Qui coule indicible dans une même veine

Je t'aime toi qui me lis, je sais que tu partages
La lourdeur des non-dits, les drames en héritage

Nos heures sont des rengaines, des pages éparpillées
Saturant nos antennes, se partageant nos idées

Je t'aime toi qui me lis, vois-tu je reconnais
L'invisible infini, intime et partagé

Je sais quand tu souffres et quand tu souris
Quand le soir te couvre, dans le noir je prie

Je t'aime, devrais-je t'étonner, humain inconnu
Nous sommes tous des nouveaux-nés une fois mis à nu 

jeudi 20 novembre 2008

C'est bien ça la vie

Des milliards de têtes 
Tapissent la planète
Des mœurs en sursis
Des vagues de dépit
Des idées foisonnent
Et des rires raisonnent
Mais des pleurs aussi
C’est bien ça la vie

Les enfants heureux
Ébahissent les cœurs
De ces amoureux
En quête de bonheur
Mais on trouve parfois
Un bébé transi
Laissé dans le froid
C’est bien ça la vie

Les flashs s'accélèrent
Sur des écrans plats
Les gens les vénèrent
Devant un repas
Les affamés crèvent
Les déprimés rêvent
On peut mourir d'ennui
C’est bien ça la vie

Dans toute sorte d'âme
C’est tantôt une fête
Tantôt c'est le calme
Avant la tempête
Dans les grands moments
On se veut brillants
Pas dans les petits
C’est bien ça la vie

lundi 17 novembre 2008

La promesse

Pétrifié, il gémit
Au pied de la sentence
Il n'a plus de répit
Son élue est en partance

La porte s'entrouvre
Et laisse entrer les enfants
Le désespoir les couvre
De son voile oppressant

Il veut combler l'abysse
Demeurer auprès d'elle
Dans son oreille il glisse
Une promesse éternelle...

dimanche 16 novembre 2008

La voie étroite

Une cascade de jouvence
Dégringole sur les pavés
Dévalant une existence
Maintes fois accidentée

Des tournants et des tournis
Des torrents et des reflets
Tant d'espérances évanouies

Dans la boue des vanités

Mais la source jaillit encore
Rien ne saurait arrêter
Ni personne ne détériore
Le flot de la vérité...