Journal philosophico-poétique. Pages intimes d'une âme anonyme... Avant de reprendre la route vous êtes conviés à laisser vos impressions sur Arrêt Minute.
mardi 29 décembre 2015
La vérité
La vérité n'est pas une option. L’homme peut feindre de l’ignorer, mais aucun humain ne peut s'y soustraire. Tout comme la mort, la vérité est inéluctable, elle finit toujours par s’imposer...
La joie
La joie est en étroite relation avec la création. Expérimenter l'aube d'une existence, avoir la conscience d'une éclosion, ne peut se faire sans la joie. Créer où être créé, présuppose l'énergie de la joie. La joie c'est l'infini en mouvement, l'amour en éruption, l'incommensurable et l'éternel, lorsqu'ils rencontrent l'espace-temps, lorsqu'ils se choisissent un commencement, une forme ou un support. La joie est la perception extatique de l'être qui s'ouvre à la conscience de sa propre existence. La joie est l'interface entre l'infini, l'insondable, le divin d'une part et le fini, le créé, l'humain, d'autre part.
La joie est la main tendue de Dieu...
mardi 1 décembre 2015
Un 13 novembre, à Paris...
Il ferme lentement les paupières, étendu sur une moquette humectée par son sang qui fuit. Il ne ressent ni douleur, ni même haine.
Sa vie s'achève dans un lieu improbable, appelé Bataclan. Un endroit qu'il avait pourtant rejoint pour oublier les déboires d’un monde meurtri. Curieusement, c’est au seuil de la mort qu’il s’attache à la vie, lui qui avait quelque peu perdu le fil de son existence.
Il voit les éclairs des mitraillettes, mais ne perçoit plus le bruit. Ces personnes qui chutent devant ses yeux, au ralenti, le renvoient aux feuilles d'automne qu'il admirait autrefois, devant sa fenêtre, se demandant: "c'est donc ainsi ? faut-il toujours que la vie s'arrête pour que la vie recommence ?"
Il ne connaît pas les personnes qui se trouvent là, il ne peut pas les secourir, il a juste le temps de les aimer, avant qu'elles ne s'effondrent autour de lui.
De temps à autre, ses yeux distinguent une silhouette pliée qui rampe péniblement vers la sortie, ses lèvres esquissent alors un sourire et son âme s'écrie: "respire pour moi un peu d'air frais l'ami !"
Ses souvenirs sont trop nombreux pour tenir dans sa mémoire. Ils se décantent un par un, au fond de son être, dans toute leur force et dans leurs intimes faiblesses. Leur présence le réconforte, et il pense : "si mes souvenirs surgissent dans un moment aussi critique, c'est qu'ils ne disparaîtront jamais. D'ailleurs, pourquoi disparaîtraient-ils ? Ne vont-ils pas perdurer dans les joues potelées de mon enfant, dans les bras réconfortants de ma chérie, dans les yeux lumineux de ma mère et dans l'humour décalé de mes amis ?
Mon corps va disparaître, mais pas la terre de France qui m'a vu naître et qui s'apprête à m'accueillir.
Je pars ainsi en éclaireur, j'enjambe plus tôt que prévu la barrière du temps, j'emmène avec moi l'espoir naissant de mes congénères, qui vont de nouveau réaliser l'importance de la vie et de ceux qui en défendent les valeurs.
Je n'arrive pas à haïr mes assassins, parce que je n'arrive pas à comprendre ce qui les motive à agir de la sorte. Et puis le temps qui me reste est si court. Je préfère avoir pitié d'eux, je préfère que ma mort serve aux vivants, qu'ils comprennent pourquoi et comment on en est arrivé là. Je préfère même pardonner, en espérant que ceux qui restent trouveront les solutions et qu'ils réussiront à désamorcer la haine qui anime mes assaillants, sans pour autant déchaîner leurs propres démons.
Comment leur faire comprendre que le plus précieux des trésors n’est autre que l'amour qui unit les hommes ? Comme seul bagage, j’emporte avec moi la somme d'amour que j'ai connue dans ma vie. Seule la force de cet amour me transportera, moi et mes compagnons, dans les sphères l'au-delà."
Il se sent étonnamment bien, il va changer de lieu, emportant avec lui ce qu'il a de mieux, laissant derrière lui les parents et les amis, se disant dans le creux de la fosse: "pourvu que cette tragédie aide les hommes à construire un monde meilleur."
Puis il ferme délicatement les yeux...
Sa vie s'achève dans un lieu improbable, appelé Bataclan. Un endroit qu'il avait pourtant rejoint pour oublier les déboires d’un monde meurtri. Curieusement, c’est au seuil de la mort qu’il s’attache à la vie, lui qui avait quelque peu perdu le fil de son existence.
Il voit les éclairs des mitraillettes, mais ne perçoit plus le bruit. Ces personnes qui chutent devant ses yeux, au ralenti, le renvoient aux feuilles d'automne qu'il admirait autrefois, devant sa fenêtre, se demandant: "c'est donc ainsi ? faut-il toujours que la vie s'arrête pour que la vie recommence ?"
Il ne connaît pas les personnes qui se trouvent là, il ne peut pas les secourir, il a juste le temps de les aimer, avant qu'elles ne s'effondrent autour de lui.
De temps à autre, ses yeux distinguent une silhouette pliée qui rampe péniblement vers la sortie, ses lèvres esquissent alors un sourire et son âme s'écrie: "respire pour moi un peu d'air frais l'ami !"
Ses souvenirs sont trop nombreux pour tenir dans sa mémoire. Ils se décantent un par un, au fond de son être, dans toute leur force et dans leurs intimes faiblesses. Leur présence le réconforte, et il pense : "si mes souvenirs surgissent dans un moment aussi critique, c'est qu'ils ne disparaîtront jamais. D'ailleurs, pourquoi disparaîtraient-ils ? Ne vont-ils pas perdurer dans les joues potelées de mon enfant, dans les bras réconfortants de ma chérie, dans les yeux lumineux de ma mère et dans l'humour décalé de mes amis ?
Mon corps va disparaître, mais pas la terre de France qui m'a vu naître et qui s'apprête à m'accueillir.
Je pars ainsi en éclaireur, j'enjambe plus tôt que prévu la barrière du temps, j'emmène avec moi l'espoir naissant de mes congénères, qui vont de nouveau réaliser l'importance de la vie et de ceux qui en défendent les valeurs.
Je n'arrive pas à haïr mes assassins, parce que je n'arrive pas à comprendre ce qui les motive à agir de la sorte. Et puis le temps qui me reste est si court. Je préfère avoir pitié d'eux, je préfère que ma mort serve aux vivants, qu'ils comprennent pourquoi et comment on en est arrivé là. Je préfère même pardonner, en espérant que ceux qui restent trouveront les solutions et qu'ils réussiront à désamorcer la haine qui anime mes assaillants, sans pour autant déchaîner leurs propres démons.
Comment leur faire comprendre que le plus précieux des trésors n’est autre que l'amour qui unit les hommes ? Comme seul bagage, j’emporte avec moi la somme d'amour que j'ai connue dans ma vie. Seule la force de cet amour me transportera, moi et mes compagnons, dans les sphères l'au-delà."
Il se sent étonnamment bien, il va changer de lieu, emportant avec lui ce qu'il a de mieux, laissant derrière lui les parents et les amis, se disant dans le creux de la fosse: "pourvu que cette tragédie aide les hommes à construire un monde meilleur."
Puis il ferme délicatement les yeux...
La prière du coeur...
- Un mouvement citoyen sans précédent suscite un immense espoir au sein d'une majorité silencieuse et souffrante du peuple Libanais.
Pour ma part, je crains que toutes ces personnes, sincèrement assoiffées de paix, de justice et de fraternité, ne soient profondément et implacablement déçues.
Il me semble en effet que dans un pays où certains individus peuvent assassiner tout en demeurant impunis; où les institutions religieuses, transformées en partis politiques, se déchirent; où les politiciens sont des espèces de mutants consanguins appartenant à des familles régnantes; où la corruption est un euphémisme; où les intérêts des pays étrangers priment sur l'intérêt national; où des milices partisanes ont plus de pouvoir qu'une armée officielle fragmentée; où l'intérêt personnel, familial et clanique prend le dessus sur l'intérêt collectif et citoyen; où l'on cite Dieu deux fois par conversation, puis on le passe sous silence au moment où il est question d'argent; Dans un tel pays, une manifestation pacifique n'a qu'une infime chance d'aboutir.
Je me demande si à force de regarder des films, de se connecter sur Facebook ou de s'imprégner du monde occidental par le biais du web et des voyages, les Libanais n'ont pas fini par croire qu'ils vivaient vraiment dans un pays démocratique...
Je crains que l'intellect des Libanais, par ailleurs très évolué et de très haut niveau, ne leur joue des tours, en leur faisant croire qu'il suffit de penser les choses et de les imaginer pour qu'elles se réalisent dans les faits.
Je crains que notre jeunesse, comme toute jeunesse d'ailleurs, ne soit entrain d'idéaliser son désir et son monde, sans prendre la mesure des forces du mal qui se dressent contre elle, ni de l’âpreté de la lutte qu'un tel mouvement suppose.
Il est évident que pour traiter efficacement une pathologie, il est nécessaire dans un premier temps de bien établir le diagnostic.Ne nous voilons pas la face, si ce type de gouvernants est en place c'est que nous y sommes pour quelque chose. Dans leur vices, leur priorités, leurs réflexions et leurs agissements, ils ne font que nous renvoyer nos vices, nos priorités, nos réflexions et nos agissements. Les politiciens reflètent nos mentalités rampantes, en mille fois plus développées, plus "sophistiquées".On dit bien que ce n'est pas le roi qui appelle le peuple mais c'est le peuple qui appelle le roi. Ceux qui élèvent leur voix ne doivent pas oublier qu'ils vivent dans un pays où, habituellement, on achète les voix...
De cet état lieux, il résulte deux éléments: Premièrement, à moins d'un bouleversement radical et intime des mentalités, les choses ne bougeront pas. Deuxièmement, si les choses bougent, cela se fera au prix d'un lourd tribut.
En priorité, et pour être en capacité de mener à son terme un tel mouvement, chaque manifestant devra vaincre ses propres démons, préciser les contours de son éthique personnelle, mettre au point ses principes politiques et sociaux, et ses convictions religieuses, en les harmonisant sous une seule bannière, celle d'un peuple unifié qui manifeste pour la reconquête de ses droits civils les plus fondamentaux. Rien ne doit pouvoir le détourner de ce objectif. C'est le pré-requis minimum pour un mouvement dont l'ambition est, ni plus ni moins, de bouleverser un système archaïque et féodal établi à l'échelle d'une nation, et ce depuis des décennies.Chaque manifestant doit savoir se remettre en question, dès le départ, et tout au long du conflit, de manière à préserver l'unité du mouvement. D'autre part, chaque manifestant doit être conscient des conséquences qu'un tel engagement peut avoir sur sa vie personnelle et être disposé à offrir plus que des cris et des slogans. Il ne suffira pas d'user ses semelles sur le bitume, il faudra aussi user de son temps, de son argent, de son énergie et peut-être même de son intégrité physique. Il ne suffira pas de faire l'intérimaire de la manif, il faudra garder le cap, persévérer dans un mouvement de longue haleine qui exige des sacrifices et qui pourrait bouleverser un agenda personnel ou le cours d'une vie. Sans compter que les risques de récupération et de fausses interprétations, et donc de désunion et d'affrontements violents, seront légion dans le contexte d'un pays qui a plus connu de voitures piégées que d'élections véritablement démocratiques. Par conséquent, il faudra s'attendre à ce que la corruption, la manipulation, la délation et la violence rôdent, qu'elles s'immiscent et se cachent dans tous les coins de rue et dans toutes sortes d’individus. Elles ne seront pas le seul apanage des politiciens et de leurs sbires. Tout cela peut faire craindre une tournure des événements, vers un dérapage non contrôlé, un pschiiit, voire une explosion. Tout cela souligne surtout les innombrables obstacles à franchir et l'ampleur du travail à fournir en dedans et en dehors de chaque libanais, en vue de générer et de maintenir un véritable espoir de renouveau autour de cette initiative authentiquement citoyenne.Autant dire que la tâche s'annonce ardue, voire insurmontable. Mon premier réflexe d'homme croyant a été de prier Dieu de protéger toutes ces gens, car le prix à payer pour que le mouvement réussisse, et pour éviter qu'il ne se transforme en une énième descente aux enfers, risque d'être bien plus lourd que ceux qui l'ont initié ne l'ont peut-être imaginé. En tout état de cause, il ne fait aucun doute que ce mouvement est noble dans l'intention, il est parti et il ne s'arrêtera pas tout seul... Pourvu que les bonnes intentions de cet élan citoyen puissent paver un avenir radieux pour les générations futures et non pas une nouvelle place en enfer pour un pays en chute libre. Quant à moi, je continuerai à me réfugier dans mes prières, comme je le fais tous les soirs depuis le jour où j'ai quitté le Liban. Comme tant de personnes viscéralement attachées à ce pays, j'ai dû construire ma vie dans l'exil, la mort dans l'âme. N'ayant pas eu le courage de rentrer, j'ai passé mon chemin.C'est le seul moyen que j'avais trouvé à l'époque pour ne pas être happé par la corruption et la servitude, dont la puanteur supplantait déjà celle des poubelles... Je prie pour que, à travers ce mouvement, un autre moyen de lutter contre la servitude et la corruption connaisse enfin le jour...
samedi 18 janvier 2014
Tiens bon mon peuple...(à mon ami Ali)
En dépit des temps obscurs, une sensation prégnante d'optimisme s'empare de mes pensées.
Je m'explique : face aux aberrations et aux injustices que traverse le pays, j'étais au fond du trou et m'apprêtais à désespérer de manière définitive. Puis, contre toute attente, et comme cela arrive parfois, l'instinct de survie, les vertus ensevelies de la beauté et de l'espoir, se sont révélées à mon esprit.
C'est alors que l'évidence s'est inversée à mes yeux : en y regardant de plus près, on ne peut qu'aimer et respecter le peuple libanais.
Depuis des décennies, ce peuple patauge dans la souffrance. Durant tout ce temps, il a manipulé et il s'est laissé manipulé.
Mais, aujourd'hui, il apparaît comme une évidence que le peuple Libanais a appris à résister aux épreuves.
Je ne parle pas des politicards, ni des mercenaires ou des fanatiques de tout bord qui, par tous les moyens possibles, cherchent encore et toujours à déstabiliser le pays.
Je parle du bon peuple, le vrai peuple, le peuple du Liban. Tous ces gens anonymes et toutes ces familles, de toute région et de toute confession, qui veulent vaquer à leur besognes, subvenir aux besoins de leur foyer, passer du bon temps, vivre en paix et rendre grâce au seigneur. Que cela tombe un vendredi ou un dimanche, peu importe, pourvu que cela se passe sous le ciel du Liban.
Unis dans la douleur, ces Libanais là ont compris bien avant leur leaders.
Ils ont tiré les leçons des errements du passé, ils ont déchanté des sérénades doctrinales erronées, ils ont assez donné d'enfants pour savoir de quoi ils parlent.
Fort de son histoire récente et de ses souffrances lancinantes, meurtri par les souvenirs amers et les absurdités de la guerre, le peuple ne veut plus s'auto-détruire, il veut juste, si j'ose dire, se reposer en paix...
Malgré toutes les manigances politiciennes, malgré la cristallisation sur le sol Libanais des crises religieuses et politiques de la région, malgré le feu nourri d'étincelles visant à embraser le pays, le peuple lui, douloureusement averti, résiste admirablement et ne se laisse plus emporter par les vagues meurtrières.
Malgré toutes les manigances politiciennes, malgré la cristallisation sur le sol Libanais des crises religieuses et politiques de la région, malgré le feu nourri d'étincelles visant à embraser le pays, le peuple lui, douloureusement averti, résiste admirablement et ne se laisse plus emporter par les vagues meurtrières.
Il espère secrètement qu'un jour il rétablira les ponts entre les régions et les communautés, qu'il pourra de nouveau se vanter de la beauté, de la liberté, et de la diversité de sa patrie.
Car ce pays est pionnier. La souffrance de son peuple est comme un laboratoire où l'on expérimente les limites de la souffrance humaine. De ce laboratoire, où les Libanais servent de cobayes, sortira un jour un peuple transfiguré et renforcé.
Le Libanais d'hier a innové dans toutes les formes de sauvagerie et de destruction, mais le peuple s'il tient bon, innovera demain dans toutes les formes de résistance pacifique, de mutation des consciences et de résurrection du pardon.
Le Libanais d'hier subissait docilement, se laissant emporter par des conflits haineux et aveugles, prenant facilement les armes et commettant l'irréparable. En même temps qu'il perdait sa pureté et son innocence, il perdait aussi sa naïveté et sa crédulité.
Le Libanais d'hier subissait docilement, se laissant emporter par des conflits haineux et aveugles, prenant facilement les armes et commettant l'irréparable. En même temps qu'il perdait sa pureté et son innocence, il perdait aussi sa naïveté et sa crédulité.
C'est pourquoi, le Libanais d'aujourd'hui, n'entend plus céder aux pressions en tout genre. Il continue certes de subir toutes les formes de corruption, mais cette fois-ci, il le fait en tant que résistant, fidèle aux préceptes nouveaux que lui a inculqué un conflit sanglant et barbare, n'ayant que trop duré.
C'est au prix fort que chaque Libanais a payé l'acquisition de sa conscience citoyenne, encore naissante.
Désormais, les citoyens Libanais lambda, eux qui sont les dépositaires de l'âme véritable de ce pays, sont plus que jamais préparés à résister à la folie guerrière, pour qu'advienne enfin le jour où les pressions extérieures céderont et où les démons intérieurs s'estomperont.
Ce jour là, la boue et la misère seront lavées.
Ce jour là, la force et la grandeur d'âme de chaque Libanais se révéleront au yeux du monde...
dimanche 15 décembre 2013
Au nom de quelle foi ?
Au nom de quelle religion le proche-orient est-il entrain de sombrer ? Au nom de quelle foi le croissant fertile est-il entrain de dépérir ?
Le but de la religion est de nous réunir avec Dieu, le but de Dieu serait-il donc de nous détruire ?
Comment peut-on se dire croyant, et croire en ce que l'on dit, lorsqu'on invective la communauté d'en face avec violence, agressivité et propos haineux ?
Comment peut-on au nom du christianisme, de l'islam ou du judaïsme s'engager dans le chemin opposé à celui qui nous mène au Dieu dont nous nous prévalons ?
Comment peut-on accepter que soit appliqués aux autres communautés ce que nous jugeons inacceptable pour nous-mêmes, nous autorisant par ce biais à les combattre avec force et véhémence ?
Dans nos soi-disantes luttes de convictions, nous croyons arborer sur nos drapeaux le symbole de la croix, du croissant ou de l'étoile de David. En réalité, nous affichons tous la même bannière, celle des pirates, avec comme inscriptions, le crâne de la mort et les ossements des victimes. Nous avons piraté jusqu'à notre propre Dieu. En son nom nous pratiquons ce que nous dicte notre propre volonté, notre orgueil et somme toute, notre ignorance.
Jusqu'à quand allons nous alourdir le poids de la croix, réduire en miettes les tables de la loi, et assassiner les califes de la foi ?
Trois Religions monothéistes, trois religions proclamant un seul Dieu, et ce Dieu ne serait pas le même ? Comment peut-on faire preuve de tant d'imbécilité ?
En réalité, Dieu n'est qu'un prétexte politique. Chaque communauté l'utilise pour faire ce qui l'arrange. Et ce qui l'arrange est de démontrer qu'elle est la meilleure, la plus forte, qu'elle seule est dans le vrai. Par conséquent, elle considère que son Dieu est le meilleur, le plus fort et que lui seul est dans le vrai. De fait, de par notre volonté propre (et non celle de Dieu), nous rendons notre Dieu différent de celui des autres et nous combattons les autres en son nom...
Au nom de la religion, nous méprisons d'un côté les athées, qui, à juste raison, en ont assez des atrocités commises au nom de Dieu. Et de l'autre côté, nous restons solidaires de nos fanatiques, qui, tout en prétendant se battre pour l'obtention du paradis céleste et le salut de leurs âmes, instaurent un enfer sur terre et détruisent l'âme de leurs compatriotes.
La politique citoyenne devrait être soumise au filtre de notre croyance et en être la conséquence et l'application naturelle. Tandis que nous autres, nous aliénons notre religion et la déformons pour la faire tenir dans le moule obtus de nos hantises politiques.
Dans nos luttes intestines, humano-humaines, nous délaissons les enseignements de Dieu, supposés donner un sens à notre vie, puis nous nous plaignons que notre Dieu à nous, celui que nous pensons aimer de toute nos forces, ne nous vienne pas en aide.
Celui qui naît au sein d'une communauté, n'a aucun mérite personnel que je sache. Croit-il vraiment qu'il est supérieur aux autres ? Et si par hasard, sa mère était tombée amoureuse d'un homme d'une autre communauté, cela aurait-il fait de lui un être humain de deuxième zone ? Comment peut-on encore soutenir et colporter ce genre d'inepties ?
Comment peut-on suivre aveuglément des leaders corrompus jusqu'à la moelle, uniquement parce qu'ils sont de notre communauté, alors qu'ils parlent au nom d'une religion dont ils piétinent personnellement les sacrements les plus simples et les enseignements les plus élémentaires?
Nous voulons nous entretuer, soit. Mais arrêtons de le faire au nom de Dieu, censé, qu'elle que soit la religion, nous octroyer la vie, la joie, la paix et la fraternité.
Nous prétendons suivre Dieu, sauf que nous avons réglé notre GPS sur la piste du diable. Or les démons sont légion et l'endroit de Dieu est unique. C'est ainsi que nous nous fourvoyons nous-mêmes, que nous nous isolons les uns des autres, au lieu de nous retrouver, tous ensemble, dans le sein de notre unique créateur.
Que toute personne qui tient ce journal entre ses mains, se déleste un instant de sa peur primitive, s'arme de la foi dans laquelle elle est née, rentre en elle-même, et se demande : "c'était quand la dernière fois où j'ai conversé avec mon Dieu, en connaissance, en justice, en amour, et en foi ? Ne m'aurait-il pas confié, il y a déjà bien longtemps, qu'il est le Dieu des chrétiens, des juifs et des musulmans ? "
Le but de la religion est de nous réunir avec Dieu, le but de Dieu serait-il donc de nous détruire ?
Comment peut-on se dire croyant, et croire en ce que l'on dit, lorsqu'on invective la communauté d'en face avec violence, agressivité et propos haineux ?
Comment peut-on au nom du christianisme, de l'islam ou du judaïsme s'engager dans le chemin opposé à celui qui nous mène au Dieu dont nous nous prévalons ?
Comment peut-on accepter que soit appliqués aux autres communautés ce que nous jugeons inacceptable pour nous-mêmes, nous autorisant par ce biais à les combattre avec force et véhémence ?
Dans nos soi-disantes luttes de convictions, nous croyons arborer sur nos drapeaux le symbole de la croix, du croissant ou de l'étoile de David. En réalité, nous affichons tous la même bannière, celle des pirates, avec comme inscriptions, le crâne de la mort et les ossements des victimes. Nous avons piraté jusqu'à notre propre Dieu. En son nom nous pratiquons ce que nous dicte notre propre volonté, notre orgueil et somme toute, notre ignorance.
Jusqu'à quand allons nous alourdir le poids de la croix, réduire en miettes les tables de la loi, et assassiner les califes de la foi ?
Trois Religions monothéistes, trois religions proclamant un seul Dieu, et ce Dieu ne serait pas le même ? Comment peut-on faire preuve de tant d'imbécilité ?
En réalité, Dieu n'est qu'un prétexte politique. Chaque communauté l'utilise pour faire ce qui l'arrange. Et ce qui l'arrange est de démontrer qu'elle est la meilleure, la plus forte, qu'elle seule est dans le vrai. Par conséquent, elle considère que son Dieu est le meilleur, le plus fort et que lui seul est dans le vrai. De fait, de par notre volonté propre (et non celle de Dieu), nous rendons notre Dieu différent de celui des autres et nous combattons les autres en son nom...
Au nom de la religion, nous méprisons d'un côté les athées, qui, à juste raison, en ont assez des atrocités commises au nom de Dieu. Et de l'autre côté, nous restons solidaires de nos fanatiques, qui, tout en prétendant se battre pour l'obtention du paradis céleste et le salut de leurs âmes, instaurent un enfer sur terre et détruisent l'âme de leurs compatriotes.
La politique citoyenne devrait être soumise au filtre de notre croyance et en être la conséquence et l'application naturelle. Tandis que nous autres, nous aliénons notre religion et la déformons pour la faire tenir dans le moule obtus de nos hantises politiques.
Dans nos luttes intestines, humano-humaines, nous délaissons les enseignements de Dieu, supposés donner un sens à notre vie, puis nous nous plaignons que notre Dieu à nous, celui que nous pensons aimer de toute nos forces, ne nous vienne pas en aide.
Celui qui naît au sein d'une communauté, n'a aucun mérite personnel que je sache. Croit-il vraiment qu'il est supérieur aux autres ? Et si par hasard, sa mère était tombée amoureuse d'un homme d'une autre communauté, cela aurait-il fait de lui un être humain de deuxième zone ? Comment peut-on encore soutenir et colporter ce genre d'inepties ?
Comment peut-on suivre aveuglément des leaders corrompus jusqu'à la moelle, uniquement parce qu'ils sont de notre communauté, alors qu'ils parlent au nom d'une religion dont ils piétinent personnellement les sacrements les plus simples et les enseignements les plus élémentaires?
Nous voulons nous entretuer, soit. Mais arrêtons de le faire au nom de Dieu, censé, qu'elle que soit la religion, nous octroyer la vie, la joie, la paix et la fraternité.
Nous prétendons suivre Dieu, sauf que nous avons réglé notre GPS sur la piste du diable. Or les démons sont légion et l'endroit de Dieu est unique. C'est ainsi que nous nous fourvoyons nous-mêmes, que nous nous isolons les uns des autres, au lieu de nous retrouver, tous ensemble, dans le sein de notre unique créateur.
Que toute personne qui tient ce journal entre ses mains, se déleste un instant de sa peur primitive, s'arme de la foi dans laquelle elle est née, rentre en elle-même, et se demande : "c'était quand la dernière fois où j'ai conversé avec mon Dieu, en connaissance, en justice, en amour, et en foi ? Ne m'aurait-il pas confié, il y a déjà bien longtemps, qu'il est le Dieu des chrétiens, des juifs et des musulmans ? "
dimanche 24 novembre 2013
Le sol du Christ
Le malheur qui tombe sur nos frères chrétiens de Syrie, dans l'insouciance générale, est douloureux et affligeant.
Nous en sommes au point d'accepter l'inacceptable, avec pour seule lueur l'espérance de la foi.
Nous en sommes au point de devoir suer du sang, tout comme le christ l'avait fait avant nous au jardin de Gethsémani, tant sa prière était empreinte des malheurs de l'humanité...
C'est triste, absurde et désespérant à première vue, mais c'est le chemin indiqué par le Christ.
Nous devons prendre ce chemin, avec l'espoir de la résurrection, et la conviction qu'au bout du compte, l'ensemble de cette vie est peu de chose, que la mort dans la foi est le vrai départ de la vie éternelle, dans la vérité et la joie...
Que pouvons-nous faire à part prier, espérer, accepter sans désespérer, et sourire à la mort en pensant au Christ en gloire ?
Sommes-nous à la hauteur de St Ignace qui partait joyeux vers la mort, uniquement parce que celle-ci se faisait au nom du Christ ?
Ou sommes-nous plus humblement perdus, avec comme seul espoir, comme seul radeau, comme seul lueur, notre foi en Dieu?
Nous sommes en tout cas bien obligés de reconnaître que cette vie perd son sens, et sans pour autant désespérer, réaliser intimement que tout le sens est ailleurs, plus exactement en Christ...
Le Christ lui-même a demandé à Dieu d'éloigner de lui la coupe, mais il l'a bue...
Nous en sommes là, et que Dieu dans toute sa sagesse, son amour, et sa compassion nous vienne en aide...
Assis dans notre confort, nous prions Dieu pour nos frères syriens, des frères martyrs, qui meurent pour nous...
Que Dieu nous pardonne nos faiblesses, qu'il nous donne la lucidité de connaître sa volonté et la force de lui obéir...
Pardonnez-moi mes frères de Syrie, pardonnez-moi mes frères chrétiens, et prions pour la Syrie.
Nous en sommes au point d'accepter l'inacceptable, avec pour seule lueur l'espérance de la foi.
Nous en sommes au point de devoir suer du sang, tout comme le christ l'avait fait avant nous au jardin de Gethsémani, tant sa prière était empreinte des malheurs de l'humanité...
C'est triste, absurde et désespérant à première vue, mais c'est le chemin indiqué par le Christ.
Nous devons prendre ce chemin, avec l'espoir de la résurrection, et la conviction qu'au bout du compte, l'ensemble de cette vie est peu de chose, que la mort dans la foi est le vrai départ de la vie éternelle, dans la vérité et la joie...
Que pouvons-nous faire à part prier, espérer, accepter sans désespérer, et sourire à la mort en pensant au Christ en gloire ?
Sommes-nous à la hauteur de St Ignace qui partait joyeux vers la mort, uniquement parce que celle-ci se faisait au nom du Christ ?
Ou sommes-nous plus humblement perdus, avec comme seul espoir, comme seul radeau, comme seul lueur, notre foi en Dieu?
Nous sommes en tout cas bien obligés de reconnaître que cette vie perd son sens, et sans pour autant désespérer, réaliser intimement que tout le sens est ailleurs, plus exactement en Christ...
Le Christ lui-même a demandé à Dieu d'éloigner de lui la coupe, mais il l'a bue...
Nous en sommes là, et que Dieu dans toute sa sagesse, son amour, et sa compassion nous vienne en aide...
Assis dans notre confort, nous prions Dieu pour nos frères syriens, des frères martyrs, qui meurent pour nous...
Que Dieu nous pardonne nos faiblesses, qu'il nous donne la lucidité de connaître sa volonté et la force de lui obéir...
Pardonnez-moi mes frères de Syrie, pardonnez-moi mes frères chrétiens, et prions pour la Syrie.
lundi 21 octobre 2013
Pourquoi les dogmes sont-ils nécessaires mais insuffisants?
Les dogmes ou autrement dit principes ou encore règles de conduite, sont des éléments de connaissance, des outils, dont l'homme à besoin d'user, pour avancer méthodiquement, lucidement, dans une direction précise, cohérente, conforme à ses aspirations.
De même, le dogme établit une structure, un cadre et une base qui disciplinent l'homme et le préservent de faire des choix délétères, ou de commettre des actes qui laisseraient des séquelles irréversibles voire irréparables sur le cours de sa vie.
Ainsi l'homme, cet être qui se transforme sans cesse à partir du moment où il naît, a recours au dogme pour évoluer et se réaliser, en évitant de se tromper ou de se dégrader.
Cependant, le dogme n'est pas un objectif en soi, ce n'est qu'une méthode de travail, un moyen de décryptage, un système de guidage.
L'acteur principal, celui qui choisit librement la direction dans laquelle il veut aller, qui se pose les problématiques à résoudre et qui se fixe l'objectif à atteindre, c'est bien l'homme.
Le dogme est en quelque sorte un véhicule dont l'homme se sert pour se rendre là où il a décidé.
Inversement, un dogme qui dirige aveuglément l'homme, le privant de sa liberté, de sa lucidité et de son humanité n'est plus un dogme, mais rien d'autre que du fanatisme.
À ce stade de notre réflexion, nous pouvons dire que le dogme est nécessaire pour permettre à l'homme de déchiffrer son monde, aussi bien intérieur qu'extérieur, en vue de se réaliser en tant qu'être humain, dans toutes ses dimensions, aussi bien matérielles que spirituelles.
Ceci étant dit, le texte du dogme ne fait pas la texture de l'homme, et pour un homme donné tout reste à faire.
En effet, la connaissance que fournit le dogme, reste lettre morte et stérile, si elle n'est pas vécue de l'intérieur, si elle n'imprègne pas l'homme et qu'elle ne réalise pas son bonheur.
Mais alors que faut-il de plus à cette connaissance dogmatique qui apparaît comme un moyen très appréciable, pour que l'homme arrive effectivement à se réaliser?
Que faut-il de plus pour que cette théorie, à priori salvatrice, devienne, en pratique, la source du bonheur et de l'édification de l'être humain dans sa réalité quotidienne?
Il n'est pas possible de répondre à cette thématique sans prendre en considération la dimension spirituelle, ou encore la dimension verticale de l'être humain.
L'homme peut en effet accumuler tous les chiffres, toutes les lettres, les archives et les théories qu'il souhaite, il n'arrivera à rien s'il n'admet pas qu'il y a des choses qu'il ignore et auxquelles il ne peut accéder par les seuls moyens de sa raison et de sa connaissance.
Il est bien obligé de reconnaître l'existence en lui d'une dimension qui le dépasse.
À sa dimension horizontale, représentée par la connaissance et le dogme, il a besoin de rajouter une dimension verticale, représentée par la spiritualité et l'intime conviction (ou foi).
Ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions, comme pour signifier que les intentions que confèrent les dogmes ne se convertissent pas automatiquement en réalité de vie ?
Tant d'hommes savent ce qu'il faut faire et n'y arrivent pourtant pas.
La raison, assez évidente, est qu'ils se privent de tout un aspect de leur être, et s'amputent de leur dimension spirituelle, ce qui les empêche de vivre en vrai ce qu'ils conçoivent en théorie.
Quant à ceux qui s'astreignent à la théorie, avec entêtement, sans prendre en compte ce qui les dépasse, ils ne rencontrent que frustrations et déceptions.
À ce niveau-là, certains d'entre eux se rendent compte que pour se remplir, il faut d'abord se vider de ce qui encombre. Que pour se retrouver, il faut d'abord se perdre. Que pour arriver à bon port, il faut d'abord lâcher prise.
Ils reconnaissent leur limite, apprennent humblement leur indigence, et se retournent plus ou moins clairement vers ce qui les dépasse.
C'est alors que ce qui compose l'homme, en même temps qu'il le dépasse, se dirige vers lui, le comble gratuitement et certainement.
C'est alors que l'homme trouve la joie et le sens des choses, y compris le sens de la douleur.
C'est alors que l'homme découvre, ou plutôt reçoit, la grâce, l'inspiration, l'amour, et la connexion avec cet autre soi, infini et véridique.
C'est alors que le gouffre qui sépare le dogme théorique et la réalisation véridique est comblée par la grâce et l'inspiration qui nous viennent d'en haut.
C'est pour cela que les dogmes sont nécessaires pour aider l'homme à avancer, mais ne suffisent pas en tant que tels et ne servent à rien sans le carburant de la grâce, une grâce offerte à celui qui s'offre, à celui qui reconnaît simplement qu'il ne sait pas, à celui qui réveille consciemment en lui la flamme de l'esprit...
mercredi 16 octobre 2013
Eglise
Il arrive immanquablement qu’une
musique rappelle une joie, qu’un souvenir rappelle à soi. Ce jour-là, l'humain
lambda se souvient qu'il est une personne bien précise, il localise ses
souvenirs, son nom et son chemin. Il réalise que son existence a été gravée
devant témoins, que son parcours a été jalonné par d'autres présences.
Voilà qu'il se rend compte,
instantanément, que d’autres ont souvent été tournés vers lui et qu'il tisse
lui-même son être avec les fibres d'autrui. Il a grandi parmi eux, son repère a
été leur regard, il fait partie d'un tout.
C’est ainsi que l’homme comprend,
naturellement, qu'il ne peut subsister en étant seul, car il connaîtrait le
néant et tomberait dans l'inexistence.
Il ressent alors, quoiqu’il arrive, le
besoin vital de partager sa vie, de s’unir aux autres, pour s’offrir ensemble à
celui qui les unit.
En premier lieu il se sent exister. Ensuite,
il goûte à la joie de vivre. Enfin, il touche à l'infini...
samedi 8 octobre 2011
Aide-moi
Aide-moi,
Toi qui voit tout
Et que je ne peux voir
À vibrer aux doux
Refrain de l'espoir
À saisir partout
L'éclat de ta gloire
Aide-moi malgré moi
Ne serait-ce qu'un peu
À humer avec joie
Le parfum des cieux
Aide-moi à garder la foi
Et agir en conséquence
À marcher avec toi
En toutes circonstances...
Toi qui voit tout
Et que je ne peux voir
À vibrer aux doux
Refrain de l'espoir
À saisir partout
L'éclat de ta gloire
Aide-moi malgré moi
Ne serait-ce qu'un peu
À humer avec joie
Le parfum des cieux
Aide-moi à garder la foi
Et agir en conséquence
À marcher avec toi
En toutes circonstances...
mercredi 27 juillet 2011
jeudi 22 avril 2010
J'ai envie d'écrire...
J'ai envie d'écrire pour entendre voler
L'oiseau de la brume dans mon ciel étoilé
J'ai envie d'écrire pour voir se dessiner
Le sourire d'un enfant sur un nuage doré
J'ai envie d'écrire pour me sentir léger
Porté par la brise d'un cœur sublimé
J'ai envie d'écrire pour entendre murmurer
Les dieux de l'univers dans mes cheveux bouclés
J'ai envie d'écrire pour chaque fois saluer
Les êtres humains qui traversent leur destinée
J'ai envie d'écrire pour dire merci à la beauté
A l'amour et au pardon
De toujours exister...
L'oiseau de la brume dans mon ciel étoilé
J'ai envie d'écrire pour voir se dessiner
Le sourire d'un enfant sur un nuage doré
J'ai envie d'écrire pour me sentir léger
Porté par la brise d'un cœur sublimé
J'ai envie d'écrire pour entendre murmurer
Les dieux de l'univers dans mes cheveux bouclés
J'ai envie d'écrire pour chaque fois saluer
Les êtres humains qui traversent leur destinée
J'ai envie d'écrire pour dire merci à la beauté
A l'amour et au pardon
De toujours exister...
samedi 10 avril 2010
Ma joie !
Je t'aime
Je tends vers toi
De toutes mes forces
De toute ma foi
Je t'aime
Je te vois
Je te devine
Je t'aperçois
Dans mon cœur de moineau
Dont tu es la joie...
Je tends vers toi
De toutes mes forces
De toute ma foi
Je t'aime
Je te vois
Je te devine
Je t'aperçois
Dans mon cœur de moineau
Dont tu es la joie...
samedi 6 mars 2010
Supplication...
Comme une saveur de futilité
Comme un parfum d'éphémère
Le jour avale les aspirations
L'enthousiasme se désespère
Le désir n'a plus d'horizon
La peine est un somnifère
Sur les ruines des déceptions
Le regard intérieur prospère
Doucement le chemin se dévoile
Le calme chasse la misère
La terre n'a plus d'attraction
Le ciel se montre dans la prière...
Comme un parfum d'éphémère
Le jour avale les aspirations
L'enthousiasme se désespère
Le désir n'a plus d'horizon
La peine est un somnifère
Sur les ruines des déceptions
Le regard intérieur prospère
Doucement le chemin se dévoile
Le calme chasse la misère
La terre n'a plus d'attraction
Le ciel se montre dans la prière...
jeudi 4 mars 2010
La prière du cœur
La même phrase
Le même son
Reviennent plus fort
Et tournent en rond
Dans un être de terre
Doué de raison
L'unique lueur
Vacille au fond
Les franges du temps
Malgré l'érosion
Ramènent à l'intérieur
La même oraison
L'ultime présence
En éclosion
Libère des chaînes
L'être en question
Lancé dans la quête
De son véritable nom...
Le même son
Reviennent plus fort
Et tournent en rond
Dans un être de terre
Doué de raison
L'unique lueur
Vacille au fond
Les franges du temps
Malgré l'érosion
Ramènent à l'intérieur
La même oraison
L'ultime présence
En éclosion
Libère des chaînes
L'être en question
Lancé dans la quête
De son véritable nom...
samedi 30 janvier 2010
LEGO
Stockés en silence des Legos sont tassés
Dans les hémisphères d'un cerveau fatigué
Faut-il mettre de l'ordre ou bien laisser pousser
Une tour de Babel dans ce cerveau fripé ?
Dans les hémisphères d'un cerveau fatigué
Faut-il mettre de l'ordre ou bien laisser pousser
Une tour de Babel dans ce cerveau fripé ?
Groggy debout...
Il suffit d'un clignement, d'une catastrophe, d'une maladie
Pour que l'homme sans soucis
Se retrouve comme un point minuscule
Dans l'espace infini...
Pour que l'homme sans soucis
Se retrouve comme un point minuscule
Dans l'espace infini...
Johnny Walker
Il avance son corps
Dans un décor sans limite
Bousculés par le sort
Ses remords s’agitent
Le plis de sa chair
Et ses pensées débitent
Un chapelet de poussière
Un miroir qui s'effrite
L'action est un semeur
Dont le geste est incertain
La prière est un labeur
Dont le germe est enfoui
Le temps est un témoin
D’un espace à moitié plein
Le spécimen est un humain
Forçât de l'infini...
Dans un décor sans limite
Bousculés par le sort
Ses remords s’agitent
Le plis de sa chair
Et ses pensées débitent
Un chapelet de poussière
Un miroir qui s'effrite
L'action est un semeur
Dont le geste est incertain
La prière est un labeur
Dont le germe est enfoui
Le temps est un témoin
D’un espace à moitié plein
Le spécimen est un humain
Forçât de l'infini...
lundi 7 décembre 2009
RIEN
Il ne veut plus rien
Il ne veut pas être déçu
Il ne perçoit plus rien
Il passe inaperçu
Il ne voit plus rien
Depuis qu'il s'est perdu de vue
Il n'est plus rien
Dans le rien absolu...
Il ne veut pas être déçu
Il ne perçoit plus rien
Il passe inaperçu
Il ne voit plus rien
Depuis qu'il s'est perdu de vue
Il n'est plus rien
Dans le rien absolu...
mercredi 28 octobre 2009
Immondialisation
Journées automatiques
Actions programmées
Rythment la vie pratique
Des citoyens lancés
Sur des souris qu’ils cliquent
D’une égale sonorité
Les médias s’invitent
Dans l’intimité
Certains s'étripent
Sur la télé-réalité
D’autres récitent
Leur destin brisé
Quelques-uns espèrent
Et tentent une percée
Dans l'idée sincère
D’effleurer la vérité
Mais le monde altère
La visibilité
Des âmes prisonnières
De futilités
Le silence est hagard
Pourrait-il s'imposer
Dans cette immense gare
Où gagner c'est oser
Défier l'au-delà
Trouver qu'il est aisé
D'avancer à tout va
Sans un guide avisé ?
Sur l’océan du bien-être
Naviguent les épaves
Sur terre le maître
Est mené par l’esclave
La vérité est d’un piètre
Secours pour le brave
Depuis que la lucidité
S’est muée en entrave...
Actions programmées
Rythment la vie pratique
Des citoyens lancés
Sur des souris qu’ils cliquent
D’une égale sonorité
Les médias s’invitent
Dans l’intimité
Certains s'étripent
Sur la télé-réalité
D’autres récitent
Leur destin brisé
Quelques-uns espèrent
Et tentent une percée
Dans l'idée sincère
D’effleurer la vérité
Mais le monde altère
La visibilité
Des âmes prisonnières
De futilités
Le silence est hagard
Pourrait-il s'imposer
Dans cette immense gare
Où gagner c'est oser
Défier l'au-delà
Trouver qu'il est aisé
D'avancer à tout va
Sans un guide avisé ?
Sur l’océan du bien-être
Naviguent les épaves
Sur terre le maître
Est mené par l’esclave
La vérité est d’un piètre
Secours pour le brave
Depuis que la lucidité
S’est muée en entrave...
L’enterrement
Quatre planches séparent
Cet homme des hommes
Sa respiration légère
De son terroir
Gesticulant sans cesse
Ses idées l'assomment
Se perdant dans la messe
De l’aurevoir
Ses os tournent en rond
Ils se morfondent
Son faciès et ses talons
Se confondent
Un silence accablant
Monte la voix
Et peine le bon temps
D'autrefois
Ses sentiments anciens
S'évaporent
Et s'estompent dans le rien
De l'immense décor
Son âme largue les amarres
Plus rien ne l'attache
Aux débris qui s'arrachent
De sa propre histoire...
Cet homme des hommes
Sa respiration légère
De son terroir
Gesticulant sans cesse
Ses idées l'assomment
Se perdant dans la messe
De l’aurevoir
Ses os tournent en rond
Ils se morfondent
Son faciès et ses talons
Se confondent
Un silence accablant
Monte la voix
Et peine le bon temps
D'autrefois
Ses sentiments anciens
S'évaporent
Et s'estompent dans le rien
De l'immense décor
Son âme largue les amarres
Plus rien ne l'attache
Aux débris qui s'arrachent
De sa propre histoire...
dimanche 18 octobre 2009
Le troisième œil
Envie d’être
Disparaitre
Mourir
Et renaitre
Sans cesse
L'ivresse
De l'insondable
Amour...
Disparaitre
Mourir
Et renaitre
Sans cesse
L'ivresse
De l'insondable
Amour...
lundi 7 septembre 2009
Les pharisiens
Ils sont nets, ils sont clairs
Comme le givre par un froid d'hiver
Leur suffisance feutrée prospère
Ils répondent aux derniers critères
Ils se ressemblent à un tel point
Que toute fantaisie s'efface
Dans leurs costumes mitoyens
Où chacun sauve la face
Les rituels se répètent
Pour conserver l’espèce
Ils débitent des sornettes
Sans remord ou paresse
En plein jour le cynisme s’impose
Leur must est ce malheureux qui expose
Sa folie ou son âme en pleurs
Sur la webcam d'un ordinateur
Ils supputent, ils discutent, ils théorisent
Tels des dromadaires traitant de la banquise
Et quand survient l’instant critique
Ils filent en hurlant comme des hystériques
Prisonniers du mot, prisonniers du moi
Ils se gavent de maux pour être en émoi
Avec les années qui passent, ils déclinent
Comme une herbe grasse, sans racines...
Comme le givre par un froid d'hiver
Leur suffisance feutrée prospère
Ils répondent aux derniers critères
Ils se ressemblent à un tel point
Que toute fantaisie s'efface
Dans leurs costumes mitoyens
Où chacun sauve la face
Les rituels se répètent
Pour conserver l’espèce
Ils débitent des sornettes
Sans remord ou paresse
En plein jour le cynisme s’impose
Leur must est ce malheureux qui expose
Sa folie ou son âme en pleurs
Sur la webcam d'un ordinateur
Ils supputent, ils discutent, ils théorisent
Tels des dromadaires traitant de la banquise
Et quand survient l’instant critique
Ils filent en hurlant comme des hystériques
Prisonniers du mot, prisonniers du moi
Ils se gavent de maux pour être en émoi
Avec les années qui passent, ils déclinent
Comme une herbe grasse, sans racines...
samedi 1 août 2009
Ce n'est peut-être rien...
Ce n'est peut-être rien
Ce bout de chemin qui passe
Quelques sentiments soudains
Et quelques grimaces
Le vent qui passe en revue
Quelques doux visages
Le vent qui laisser filer
Quelques folles images
Ce n'est peut-être rien
Cette vision de clarté
Qui respire
Ce n'est peut-être rien
Cette ombre élancée
Qui s'étire
Ce n'est peut-être rien
Cet homme ces enfants
Et cette femme
Ce n'est peut-être rien
Ce soleil d'antan
Qui se pâme
Ce n'est peut-être rien
Ce bout de chemin
Mais c'est le mien...
Ce bout de chemin qui passe
Quelques sentiments soudains
Et quelques grimaces
Le vent qui passe en revue
Quelques doux visages
Le vent qui laisser filer
Quelques folles images
Ce n'est peut-être rien
Cette vision de clarté
Qui respire
Ce n'est peut-être rien
Cette ombre élancée
Qui s'étire
Ce n'est peut-être rien
Cet homme ces enfants
Et cette femme
Ce n'est peut-être rien
Ce soleil d'antan
Qui se pâme
Ce n'est peut-être rien
Ce bout de chemin
Mais c'est le mien...
mardi 14 juillet 2009
Il se la rêve...
Il se la rêve,
Ses tresses noires effleurent
Les pores de son espoir
Ses lèvres lisses embrassent
La peau de sa mémoire
Il se la rêve,
Dans ses pupilles rebelles
La beauté se voile de noir
Quand il pense à elle
La douceur étoile son miroir
Il se la rêve,
Elle comble ses vides
Et murmure de belles histoires
Sa voix limpide
Chante un savoureux départ
Il se la rêve,
Elle se déhanche dans ses plaies
Et calme les blessures du soir
Elle se joue des mondanités
Et donne un goût au dérisoire
Il se la rêve,
Chaque nuit elle arpente
Les pages de son grimoire
Chaque matin il déchante
Sur le quai de la gare
Il se la rêve,
Bout de femme, prêtresse, déesse
Des instants épars
Partout il se la rêve, mais hélas
Il ne la voit nulle part
Ses tresses noires effleurent
Les pores de son espoir
Ses lèvres lisses embrassent
La peau de sa mémoire
Il se la rêve,
Dans ses pupilles rebelles
La beauté se voile de noir
Quand il pense à elle
La douceur étoile son miroir
Il se la rêve,
Elle comble ses vides
Et murmure de belles histoires
Sa voix limpide
Chante un savoureux départ
Il se la rêve,
Elle se déhanche dans ses plaies
Et calme les blessures du soir
Elle se joue des mondanités
Et donne un goût au dérisoire
Il se la rêve,
Chaque nuit elle arpente
Les pages de son grimoire
Chaque matin il déchante
Sur le quai de la gare
Il se la rêve,
Bout de femme, prêtresse, déesse
Des instants épars
Partout il se la rêve, mais hélas
Il ne la voit nulle part
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