lundi 21 octobre 2013

Pourquoi les dogmes sont-ils nécessaires mais insuffisants?

Les dogmes ou autrement dit principes ou encore règles de conduite, sont des éléments de connaissance, des outils, dont l'homme à besoin d'user, pour avancer méthodiquement, lucidement, dans une direction précise, cohérente, conforme à ses aspirations. 

De même, le dogme établit une structure, un cadre et une base qui disciplinent l'homme et le préservent de faire des choix délétères, ou de commettre des actes qui laisseraient des séquelles irréversibles voire irréparables sur le cours de sa vie. 

Ainsi l'homme, cet être qui se transforme sans cesse à partir du moment où il naît, a recours au dogme pour évoluer et se réaliser, en évitant de se tromper ou de se dégrader.

Cependant, le dogme n'est pas un objectif en soi, ce n'est qu'une méthode de travail, un moyen de décryptage, un système de guidage. 

L'acteur principal, celui qui choisit librement la direction dans laquelle il veut aller, qui se pose les problématiques à résoudre et qui se fixe l'objectif à atteindre, c'est bien l'homme. 

Le dogme est en quelque sorte un véhicule dont l'homme se sert pour se rendre là où il a décidé.

Inversement, un dogme qui dirige aveuglément l'homme, le privant de sa liberté, de sa lucidité et de son humanité n'est plus un dogme, mais rien d'autre que du fanatisme.

À ce stade de notre réflexion, nous pouvons dire que le dogme est nécessaire pour permettre à l'homme de déchiffrer son monde, aussi bien intérieur qu'extérieur, en vue de se réaliser en tant qu'être humain, dans toutes ses dimensions, aussi bien matérielles que spirituelles.

Ceci étant dit, le texte du dogme ne fait pas la texture de l'homme, et pour un homme donné tout reste à faire. 

En effet, la connaissance que fournit le dogme, reste lettre morte et stérile, si elle n'est pas vécue de l'intérieur, si elle n'imprègne pas l'homme et qu'elle ne réalise pas son bonheur.

Mais alors que faut-il de plus à cette connaissance dogmatique qui apparaît comme un moyen très appréciable, pour que l'homme arrive effectivement à se réaliser?

Que faut-il de plus pour que cette théorie, à priori salvatrice, devienne, en pratique, la source du bonheur et de l'édification de l'être humain dans sa réalité quotidienne?

Il n'est pas possible de répondre à cette thématique sans prendre en considération la dimension spirituelle, ou encore la dimension verticale de l'être humain. 

L'homme peut en effet accumuler tous les chiffres, toutes les lettres, les archives et les théories qu'il souhaite, il n'arrivera à rien s'il n'admet pas qu'il y a des choses qu'il ignore et auxquelles il ne peut accéder par les seuls moyens de sa raison et de sa connaissance. 

Il est bien obligé de reconnaître l'existence en lui d'une dimension qui le dépasse. 

À sa dimension horizontale, représentée par la connaissance et le dogme, il a besoin de rajouter une dimension verticale, représentée par la spiritualité et l'intime conviction (ou foi).

Ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions, comme pour signifier que les intentions que confèrent les dogmes ne se convertissent pas automatiquement en réalité de vie ?

Tant d'hommes savent ce qu'il faut faire et n'y arrivent pourtant pas.

La raison, assez évidente, est qu'ils se privent de tout un aspect de leur être, et s'amputent de leur dimension spirituelle, ce qui les empêche de vivre en vrai ce qu'ils conçoivent en théorie. 

Quant à ceux qui s'astreignent à la théorie, avec entêtement, sans prendre en compte ce qui les dépasse, ils ne rencontrent que frustrations et déceptions.

À ce niveau-là, certains d'entre eux se rendent compte que pour se remplir, il faut d'abord se vider de ce qui encombre. Que pour se retrouver, il faut d'abord se perdre. Que pour arriver à bon port, il faut d'abord lâcher prise. 

Ils reconnaissent leur limite, apprennent humblement leur indigence, et se retournent plus ou moins clairement vers ce qui les dépasse. 

C'est alors que ce qui compose l'homme, en même temps qu'il le dépasse, se dirige vers lui, le comble gratuitement et certainement. 

C'est alors que l'homme trouve la joie et le sens des choses, y compris le sens de la douleur. 

C'est alors que l'homme découvre, ou plutôt reçoit, la grâce, l'inspiration, l'amour, et la connexion avec cet autre soi, infini et véridique. 

C'est alors que le gouffre qui sépare le dogme théorique et la réalisation véridique est comblée par la grâce et l'inspiration qui nous viennent d'en haut. 

C'est pour cela que les dogmes sont nécessaires pour aider l'homme à avancer, mais ne suffisent pas en tant que tels et ne servent à rien sans le carburant de la grâce, une grâce offerte à celui qui s'offre, à celui qui reconnaît simplement qu'il ne sait pas, à celui qui réveille consciemment en lui la flamme de l'esprit...

mercredi 16 octobre 2013

Eglise



Il arrive immanquablement qu’une musique rappelle une joie, qu’un souvenir rappelle à soi. Ce jour-là, l'humain lambda se souvient qu'il est une personne bien précise, il localise ses souvenirs, son nom et son chemin. Il réalise que son existence a été gravée devant témoins, que son parcours a été jalonné par d'autres présences.
Voilà qu'il se rend compte, instantanément, que d’autres ont souvent été tournés vers lui et qu'il tisse lui-même son être avec les fibres d'autrui. Il a grandi parmi eux, son repère a été leur regard, il fait partie d'un tout.
C’est ainsi que l’homme comprend, naturellement, qu'il ne peut subsister en étant seul, car il connaîtrait le néant et tomberait dans l'inexistence.
Il ressent alors, quoiqu’il arrive, le besoin vital de partager sa vie, de s’unir aux autres, pour s’offrir ensemble à celui qui les unit.
En premier lieu il se sent exister. Ensuite, il goûte à la joie de vivre. Enfin, il touche à l'infini...

samedi 8 octobre 2011

Aide-moi

Aide-moi,

Toi qui voit tout
Et que je ne peux voir

À vibrer aux doux
Refrain de l'espoir

À saisir partout
L'éclat de ta gloire


Aide-moi malgré moi
Ne serait-ce qu'un peu

À humer avec joie
Le parfum des cieux


Aide-moi à garder la foi
Et agir en conséquence

À marcher avec toi
En toutes circonstances...

mercredi 27 juillet 2011

Créature

Un instant de pur bonheur
Une étreinte avec l'être éternel...

jeudi 22 avril 2010

J'ai envie d'écrire...

J'ai envie d'écrire pour entendre voler
L'oiseau de la brume dans mon ciel étoilé

J'ai envie d'écrire pour voir se dessiner

Le sourire d'un enfant sur un nuage doré

J'ai envie d'écrire pour me sentir léger

Porté par la brise d'un cœur sublimé

J'ai envie d'écrire pour entendre murmurer

Les dieux de l'univers dans mes cheveux bouclés

J'ai envie d'écrire pour chaque fois saluer

Les êtres humains qui traversent leur destinée

J'ai envie d'écrire pour dire merci à la beauté

A l'amour et au pardon
De toujours exister...

samedi 10 avril 2010

Ma joie !

Je t'aime
Je tends vers toi
De toutes mes forces
De toute ma foi

Je t'aime
Je te vois
Je te devine
Je t'aperçois

Dans mon cœur de moineau
Dont tu es la joie...

samedi 6 mars 2010

Supplication...

Comme une saveur de futilité
Comme un parfum d'éphémère
Le jour avale les aspirations
L'enthousiasme se désespère
Le désir n'a plus d'horizon
La peine est un somnifère

Sur les ruines des déceptions 

Le regard intérieur prospère 
Doucement le chemin se dévoile 
Le calme chasse la misère 
La terre n'a plus d'attraction
Le ciel se montre dans la prière...

jeudi 4 mars 2010

La prière du cœur

La même phrase
Le même son
Reviennent plus fort
Et tournent en rond
Dans un être de terre
Doué de raison

L'unique lueur
Vacille au fond
Les franges du temps
Malgré l'érosion
Ramènent à l'intérieur
La même oraison

L'ultime présence
En éclosion

Libère des chaînes
L'être en question
Lancé dans la quête
De son véritable nom...

samedi 30 janvier 2010

LEGO

Stockés en silence des Legos sont tassés
Dans les hémisphères d'un cerveau fatigué
Faut-il mettre de l'ordre ou bien laisser pousser
Une tour de Babel dans ce cerveau fripé ?

Groggy debout...

Il suffit d'un clignement, d'une catastrophe, d'une maladie
Pour que l'homme sans soucis
Se retrouve comme un point minuscule
Dans l'espace infini...

Johnny Walker

Il avance son corps
Dans un décor sans limite
Bousculés par le sort
Ses remords s’agitent
Le plis de sa chair
Et ses pensées débitent
Un chapelet de poussière
Un miroir qui s'effrite

L'action est un semeur 
Dont le geste est incertain
La prière est un labeur 
Dont le germe est enfoui
Le temps est un témoin 
D’un espace à moitié plein
Le spécimen est un humain 
Forçât de l'infini...

lundi 7 décembre 2009

RIEN

Il ne veut plus rien
Il ne veut pas être déçu

Il ne perçoit plus rien
Il passe inaperçu 

Il ne voit plus rien
Depuis qu'il s'est perdu de vue

Il n'est plus rien
Dans le rien absolu...

mercredi 28 octobre 2009

Immondialisation

Journées automatiques
Actions programmées
Rythment la vie pratique 
Des citoyens lancés
Sur des souris qu’ils cliquent
D’une égale sonorité

Les médias s’invitent 
Dans l’intimité
Certains s'étripent 
Sur la télé-réalité
D’autres récitent 
Leur destin brisé

Quelques-uns espèrent 
Et tentent une percée
Dans l'idée sincère 
D’effleurer la vérité
Mais le monde altère 
La visibilité
Des âmes prisonnières
De futilités 

Le silence est hagard
Pourrait-il s'imposer
Dans cette immense gare 
Où gagner c'est oser
Défier l'au-delà
Trouver qu'il est aisé
D'avancer à tout va 
Sans un guide avisé ?

Sur l’océan du bien-être 
Naviguent les épaves
Sur terre le maître 
Est mené par l’esclave
La vérité est d’un piètre 
Secours pour le brave
Depuis que la lucidité
S’est muée en entrave...

L’enterrement

Quatre planches séparent
Cet homme des hommes
Sa respiration légère
De son terroir

Gesticulant sans cesse
Ses idées l'assomment
Se perdant dans la messe
De l’aurevoir

Ses os tournent en rond
Ils se morfondent
Son faciès et ses talons
Se confondent

Un silence accablant
Monte la voix
Et peine le bon temps
D'autrefois

Ses sentiments anciens
S'évaporent

Et s'estompent dans le rien
De l'immense décor

Son âme largue les amarres
Plus rien ne l'attache
Aux débris qui s'arrachent
De sa propre histoire...

dimanche 18 octobre 2009

Le troisième œil

Envie d’être
Disparaitre
Mourir
Et renaitre

Sans cesse
L'ivresse
De l'insondable
Amour...

lundi 7 septembre 2009

Les pharisiens

Ils sont nets, ils sont clairs
Comme le givre par un froid d'hiver
Leur suffisance feutrée prospère
Ils répondent aux derniers critères

Ils se ressemblent à un tel point
Que toute fantaisie s'efface
Dans leurs costumes mitoyens
Où chacun sauve la face

Les rituels se répètent
Pour conserver l’espèce 
Ils débitent des sornettes
Sans remord ou paresse

En plein jour le cynisme s’impose
Leur must est ce malheureux qui expose
Sa folie ou son âme en pleurs
Sur la webcam d'un ordinateur

Ils supputent, ils discutent, ils théorisent
Tels des dromadaires traitant de la banquise
Et quand survient l’instant critique
Ils filent en hurlant comme des hystériques

Prisonniers du mot, prisonniers du moi
Ils se gavent de maux pour être en émoi
Avec les années qui passent, ils déclinent
Comme une herbe grasse, sans racines...

samedi 1 août 2009

Ce n'est peut-être rien...

Ce n'est peut-être rien
Ce bout de chemin qui passe
Quelques sentiments soudains
Et quelques grimaces

Le vent qui passe en revue
Quelques doux visages
Le vent qui laisser filer
Quelques folles images

Ce n'est peut-être rien
Cette vision de clarté
Qui respire

Ce n'est peut-être rien
Cette ombre élancée
Qui s'étire

Ce n'est peut-être rien
Cet homme ces enfants
Et cette femme

Ce n'est peut-être rien
Ce soleil d'antan
Qui se pâme

Ce n'est peut-être rien
Ce bout de chemin

Mais c'est le mien...

mardi 14 juillet 2009

Il se la rêve...

Il se la rêve,

Ses tresses noires effleurent
Les pores de son espoir


Ses lèvres lisses embrassent
La peau de sa mémoire


Il se la rêve,

Dans ses pupilles rebelles
La beauté se voile de noir


Quand il pense à elle
La douceur étoile son miroir


Il se la rêve,

Elle comble ses vides
Et murmure de belles histoires


Sa voix limpide
Chante un savoureux départ


Il se la rêve,

Elle se déhanche dans ses plaies
Et calme les blessures du soir


Elle se joue des mondanités
Et donne un goût 
au dérisoire

Il se la rêve,

Chaque nuit elle arpente
Les pages de son grimoire


Chaque matin
il déchante
Sur le quai de la gare


Il se la rêve,

Bout de femme,
prêtresse, déesse
Des instants épars


Partout il se la
rêve, mais hélas
Il ne la voit nulle part

jeudi 4 juin 2009

Toubib or not toubib...

Ils défilent et ils causent
De choses qui les indisposent

Démunis, pusillanimes ou incompris
Ils scrutent l’inconnu, étendus sur le lit

Leurs plaintes camouflent leurs espoirs
Leurs rides complètent leurs histoires


Ils demandent, se lamentent et puis se taisent
De peur que leur mots ne soufflent sur les braises

Leur regard éloigné revient tout d'un coup
Sur le stétho ancré autour de son cou

Et là il est pris dans le vacarme
De leurs yeux hagards qui s'alarment

Entre ses deux oreilles un doux vent respire
Et lui souffle, ô merveille, ce qu'il doit dire...

mercredi 13 mai 2009

Communauté de biens

C'est étrange...
Ces personnes étranges
Familières et lointaines
Ces gens du quotidien
Ces gens du matin
Ces gens de passage
Reflètent des images
Puis s'en vont
Quittent l'attention
Et deviennent éphémères
Pour de bon...

Pour un instant
Tout disparaît pourtant
Les contraintes du passé
Les principes et les ravages
Sur la voie est tracée
L'unité des personnages
La vérité des aspirations
La pureté de la saison
La nudité de l'amour...

Dès lors que l’éclipse passe
L'éducation en héritage
Ramène chaque pulsation
Dans sa propre maison

Sans dommages...

dimanche 10 mai 2009

Il est...

Tellement éblouissant, tellement parfait
Qu'il est impossible de le regarder

Pour revigorer l'humain esseulé

Il crépite le soir dans la cheminée

Malgré le poids des jours, il soulage les secrets
Solide dans l'échec, il rayonne dans le succès

Il absorbe l'oppression, donne la félicité

Il endure le mensonge et ose la vérité

A chaque respiration, chaque instant, chaque foulée
Dans les ténèbres qui courent, il révèle la clarté

jeudi 7 mai 2009

Love-trotters

C'était un tour du globe rondement planifié
Arrivés en chine leur passion s'était bridée
Ils partirent en Inde pour tenter de l'épicer
Mais le vent d'Afrique a fini par la sécher

Nostalgiques et blasés, en France ils sont rentrés
Pour franchement s'engueuler et reparler français...

samedi 25 avril 2009

Résurrection...

Guetter l'ivresse et l'opulence
Vouloir à tout prix s'exhiber
Saisir tous les plaisirs des sens
Mais enfin qu'y a-t-il après ?

L'âme se met en quête de l'essence
Les images ne font que passer
L'intuition émerge du silence
Dans la prière la voie est tracée

Vivre comme un oiseau sur la branche
Fleurir comme le lys dans le pré
Ressusciter tous les dimanches
S'émouvoir pour l'éternité...


lundi 13 avril 2009

Je ne saurais etre malheureux...

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier la joie des valeureux

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier l'amour de tes yeux

Je ne saurais être malheureux
Car il m'est impossible
D'oublier la beauté des cieux

Je ne saurais être malheureux
En tant qu'être humain
Je suis enfant de Dieu...

samedi 4 avril 2009

L'escargot

Un mollusque se traîne
Dans les profondeurs

Ses humides antennes
Dérangent les penseurs

Limitation souterraine
A la folie des grandeurs

Cet escargot ramène
Aux ténèbres intérieures